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Écritures Bretonnes !

Photo de Killiann06

Killiann06

Description :

Je suis preneur de n'importe quelle idée pour en faire un article qui raconte une histoire, ça peut être fun donc proposez !

Ça ne sert à rien d'aimer tous mes articles sans même avoir pris la peine d'en lire un d'entre eux, ça ne sert à rien non plus, d'espérer de ma part des "Kiffs" sur tous vos articles en retour, je prends le temps de lire ceux qui prennent le temps de me lire et qui font des critiques constructives.

En ce qui concerne mes écrits, j'écris principalement des choses tristes, déprimantes, sales, insoutenables.
Allez savoir pourquoi, je crois que le sadisme de ma petite plume d'amateur aime se dévoiler aux autres et rivaliser avec les plus monstrueux d'entre vous.

Disons qu'il y a un bout de moi dans chacun de mes textes, mais aussi un bout de chaque personne que je connais dans ma vie, que j'ai pu observer, quelques secondes ou des années.

Je trouve mon inspiration dans mes chansons préférées, chacun son truc, mais souvent la chanson correspond bien avec l'ambiance du texte, c'est pourquoi je vous demande de cliquer à chaque début d'article pour lancer la chanson qui m'a permis d'écrire les quelques lignes.

J'ai désactivé certains articles qui contiennent des choses trop personnelles, trop floues, quand je relis des textes des mois après, certains me semblent ridicules, d'autres écrits avec trop de prétention, mal écrits, etc...






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“ Sois juste et répands le mal, dernier article du blog. ” - samedi 21 avril 2012 13:20

Bienvenue !

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Bonne visite !
 
L'ordre de mes articles est inversé.
 
 [O] Un rond orange = En travaux

 

◊ ◊ ◊ ◊ Nouvelles  ◊ ◊ ◊ ◊

Sois juste et répands le mal


◊ ◊ ◊ ◊   Articles sur l'Amour   ◊ ◊ ◊ ◊
 
Poison d'Amour [O]
 
 ☼ L'Éternel Sommeil ☼
 
ღ Crépuscule d'un Amour †
 
ღ Je me rappellerai ღ
 
Le ciel est gris


◊ ◊ ◊ ◊   Articles sur les Souffrances   ◊ ◊ ◊ ◊
 
  ☼ Tu ne m'échappes pas ☼
 
• Telle une toile •
 
° ・. 。 . : Des Espérances Amicales : . 。 . ・ °
 
• ° Nous ne sommes plus ° •
 
ஃ Les Larmes du Soleil ஃ
 
Silence

Ma petite s½ur, Ma famille
 
Je suis un monstre, je suis un humain

Au-delà de l'humain, l'animal métaphysique amoureux du mal

 
◊ ◊ ◊ ◊ Articles sur la Peur  ◊ ◊ ◊ ◊
 
♥ L'Amour de la Mort †

ॐ La Mort est notre Amie ॐ
 
 
◊ ◊ ◊ ◊ Discussions  ◊ ◊ ◊ ◊

Discussion entre amis


◊ ◊ ◊ ◊ Poésie  ◊ ◊ ◊ ◊

Regards Perdus

Sèche tes larmes, je vais te détruire




Dernier Article du Blog : Sois juste et répands le mal
Tags : Présentation, infos, facebook, news
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#Posté le mercredi 18 mai 2011 09:06

Modifié le dimanche 22 avril 2012 12:23

Sois juste et répands le mal

Sois juste et répands le mal

Clique

Chapitre 1 

Les peines de la société

Julie regarde le corps de son amant, sans vie accroché à une corde, cent vies désiraient le tuer pour une justice alimentée par le vice. Le vide ressenti et l'avis des gens qui s'opposent aux nouvelles normes sont pourchassés, ils se font tous recadrés par la violence, les gens se haïssent, et personne ne veut panser les hommes qui souffrent. Tout le monde veut penser pour détruire le mal qu'ils représentent dans sa forme la plus abjecte. 

 
L'humanité est aveugle et seuls quelques-uns résistent dans ce qu'ils pensent être plus humain, beaucoup ne sont plus qu'animaux, et les raisonnements ont disparu, depuis des années, la mort côtoie ceux qui l'adulent. Julie sait que l'homme qu'elle aimait, et qu'elle aime toujours, a participé à de nombreuses révoltes en tant que meneur, en tant qu'homme qui portait les idées et les dispersait dans tout le pays. 
 
La peine de mort a été remise en application depuis seize-ans, des têtes tranchées, des corps pendus, d'autres électrocutés, parfois sans l'aide de machines ou de matériels, les hommes tuent avec leurs mains.
Julie aperçoit au loin un enfant, il pleure, ses yeux transmettent quelque chose d'inhabituel, comme s'il était conscient que tout cela n'était que pure folie, et que la justice qu'ils prônent est une peste qui ravage. 
 
L'enfant devra supporter cette scène encore quelques instants, c'est au tour de Julie d'avoir la corde au cou, cette jeune femme vient d'avoir dix-neuf ans, elle dévisage ses bourreaux, une tempête de lucidité s'abat sur le chaos qu'ils ont crée. Des larmes coulent le long de son visage mais ses premières pensées sont agréables, pour elle, la suite du chemin ne verra pas de flammes pour la punir, elle demande au suprême d'appliquer ses souhaits, ses dernières prières, Julie croit beaucoup en l'homme, mais ne renonce pas au créateur. Elle désire que ses bourreaux soient innocentés de leur folie destructrice, que l'harmonie revienne dans le monde, le craquement des vertèbres s'entend de loin, l'enfant comprend qu'elle est morte à son tour, des ivrognes rient en buvant, comme un air de fête, « faites que la mort nous apprenne à vivre » crie l'organisateur de la sentence. 
 
Non loin de cette vile, d'autres mises à mort se déroulent, selon les préférences, les accusateurs peuvent choisir quel instrument doit châtier les accusés, ils ne se pensent plus hommes mais dieux. Toutes les vies n'ont plus de valeur, l'heure est aux massacres organisés, aux guerres civiles, pour la justice. 
 
Les banlieues sont en confrontation perpétuelle, certains accusent un complot monté sur pièce du début jusqu'à la fin, la faim fait aussi des ravages depuis que les magasins sont pillés, brûlés, le racisme n'a jamais été aussi assumé depuis les premiers meurtres. Les noirs s'opposent aux blancs, les blancs s'opposent aux noirs, incapables de comprendre que les couleurs ne font pas l'homme, ils transpercent le coeur de l'autre avec des mots, ou des couteaux, cela dépend de l'humeur de chacun. Le sang qui coule dans les rues est comme la flaque d'eau que tout le monde ignore, rares sont ceux qui désirent des enfants, et parfois même, on retrouve des cadavres de nourrissons dans les poubelles de la ville. L'océan de déchets alimente les maladies, les maladies s'accompagnent souvent de l'instinct de survie, tuer pour vivre dans une vie égale à la mort ne choque pas. 
 
La tête de Marc tombait dans un seau spécialement posé pour la recevoir, « belle machine » marmonnait un vieux du coin, une guillotine de l'ancien siècle, dans l'esprit des poètes elle représente la porte de l'enfer pris pour grille du paradis. 
Un homme s'avance vers le seau, prend la tête et l'expose au public comme un trophée, peut-être que Marc en avait-il trop fait, on ne sait plus,  de qui est coupable ou de qui est la victime.  
 
La mère de Marc, se cache pour pleurer, si quelqu'un s'empresse de dévoiler ce lien, elle y passera aussi. 
 
La société reculait, les lois fondamentales ignorées par les forces qui les représentent, la liberté n'avait plus de définition commune, et peut-être qu'elle n'en n'a jamais eu. Le gouvernement ne savait que faire devant tant de crimes injustifiés, tant de haine qu'on ne pouvait plus contenir et apaiser, le peuple n'en n'était plus un, seulement une masse d'hommes et de femmes qui se jugent pour se flatter de leurs trouvailles dans l'esprit des autres. La religion est interdite et si quelqu'un vous prend à prier pour un quelconque Dieu, vous êtes identifié comme atteint de la folie, maladie commune pour le reste de l'humanité, mais elle ne le sait pas, c'est pourquoi elle existe. 
 
Leur seule espérance est de se croire plus justes que les autres, ainsi donc ils ont consumé la justice pour tous qui réclamait l'impartialité. Si vous lisez ces écrits des décennies après les déchaînements, sachez que je viens d'avoir quinze-ans et que je me cache dans une cave avec toute ma famille, j'ai toujours aimé écrire, pour dénoncer, cette folie n'existe peut-être pas tout compte fait, elle s'empare de nos esprits et de notre lucidité, parfois nous pensons être plus normaux que certains moments. Une graine germe doucement dans ma caboche et je n'arrive pas à oublier qu'elle germe, je ressens de la haine envers mes parents, pourtant je les aime. 
 
 
Killian
 
J'écrirai la suite plus tard. 
 
Inspiration trouvée dans la chanson : Solaar pleure - Mc Solaar
 

Tags : Peine de mort, Justice, Injustice
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#Posté le samedi 21 avril 2012 10:24

Modifié le vendredi 04 mai 2012 17:47

Regards perdus

Regards perdus

Regards perdus

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Apprends-moi à mourir sans craintes, 
Laisse-moi oublier que les lumières ne seront qu'éteintes, 
Quand mon corps s'arrêtera pourra-t-il encore vouloir, 
Pourra-t-il décider de sa destiné et nourrir l'espoir, 
D'y voir des couleurs dans l'au-delà magnifié, 
D'y voir des horreurs invectivées des morts tourmentés, 

Toutes les vies dans la mort s'interpelleront, 
Toutes les envies des morts se rejoindront, 
Les assassins seront glorifiés dans le paradis, 
Les bienfaisants mourront deux fois châtiés dans les ténèbres, 
Nous ne verrons que des hommes terrifiés par leur esprit, 
Ils ne verront que des hommes injustes célébrés, 

Tandis que les automates domineront leurs créateurs sur Terre,  
Dieu s'est façonné ce miroir qu'on appelle cosmos, 
Il peut s'y voir lui-même étant répandu en lui-même qu'ils nomment univers, 
Certains atomes étrangers roulant dans un carrosse,
Situés dans une dénommée voie lactée baignant dans l'infini rien éphémère, 
L'amour qu'ils pensent avoir crée est situé plus haut qu'une simple humanité, 
S'ils ne donnent de l'amour que pour ceux qui souffrent tout ne sera que fumée, 
Les émotions s'envoleront comme s'envole l'oiseau qui a peur de l'homme, 
Les inventions se révolteront comme se révolte l'homme que tout le monde renomme.
 
Dans leurs yeux brûle l'envie de nourrir le chaos, 
Par les armes ou les mots ils ne veulent que te combattre,
La trêve ne regarde que les innocents qui n'ont plus de barreaux, 
L'âme emprisonnée dans la vengeance n'a que le désir de t'abattre, 
Ils ont menti quand ils disaient qu'ils t'aimaient, 
Tu t'es menti quand tu pensais qu'ils t'aimaient, 
Regarde tes faiblesses avant de vouloir devenir fort, 

Ton espèce tue pour le plaisir et tu t'y intéresses, 
Comme on s'intéresse à la mort pour apprécier la vie, 
La vie des autres n'est qu'un détail dans la tienne rien qu'un inconfort, 
Des pensées sales qui te rendent inhumain parmi les hommes en détresse, 
Cesse de croire que tu es libre quand tu t'acharnes à enfouir toutes tes envies, 
Tu n'es sûr qu'en croyant comme un grain de poussière qui se meut sans savoir, 
Pourquoi il le fait mais pense cela nécessaire comme la simple bête illusoire. 
 
Alors cours toujours plus vite pour éviter la foudre, 
Qui foudroiera jusqu'au bonheur que tu veux répandre, 
Dans un monde où les dominants prônent la haine avec la poudre,
Courir sera ton seul espoir et seul recoure si tu ne veux pas te faire surprendre,
Ton coeur réclamera de l'honnêteté et combattra les clameurs de ceux qui veulent dissoudre 

Ton espérance dévorée par le besoin d'en rencontrer une plus grande, tu demanderas, 
De l'amour, de l'amitié, tu vivras dans l'hérésie pour faire honneur aux rebelles, 
La folie grandira dans tes sacrifices pour disséminer le bonheur, 
Ils couperont tes ailes mais tu te relèveras dans une détermination plus belle, 
Guidé par l'envie de détruire le mal tu deviendras une bête nourrit par les peurs, 
Et quand le monde ne sera plus qu'apocalypse les déchus effleureront tes désirs, 
Et quand l'immonde aura empoisonné jusqu'aux justes le bien sera à circonscrire. 
 
Killian

Inspiration trouvée dans la chanson : Thug Life - Kery James
 
 
 
 
Tags : Poésie, Apocalypse, au-delà
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#Posté le dimanche 11 mars 2012 19:05

Modifié le dimanche 22 avril 2012 12:17

Discussion entre amis

Discussion entre amis


Discussion entre amis

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Je vais essayer d'écrire quelque chose de moins sale, de plus joyeux, mais plus joyeux en parlant de la mort, et oui, encore un thème obscure où les êtres humains se châtient par les mots pour exposer leur vérité...
 
C'est l'histoire d'une bande d'amis, qui, décidant de se réunir autour d'une table avec de la boisson, alimente un débat connu de tous, la question de la mort au centre de la table n'attendait que les réponses les plus pertinentes ou les plus instinctives !
 
Écoutons leurs paroles, faites semblant d'être prêt d'eux, sans dire aucuns mots, vous contemplez avec quelle fougue ils s'affrontent verbalement.
 
 
Jean :
 
Vous dites qu'il y a un néant après cette vie mais vous le dites parce qu'animés par la haine des religions et de leurs conceptions sur la mort, s'il y a un néant c'est qu'il y a bien quelque chose, et ce quelque chose n'est plus un néant mais le reflet sombre de votre questionnement sur votre désir de vouloir y placer quelque chose sans le faire ! Comme il est simple pour des êtres doués d'une imagination sans bornes de n'y voir que le néant par paraisse de recherche et amour des fausses vérités ! Voyez-vous mes amis, je vais vous dire ce que je crois, et ma croyance est quelque chose d'absolument vrai pour moi et quelques autres, il y a quelque chose, ce quelque chose dans ma pensée se traduit par une vie dans la mort, je pense qu'il est tout à fait normal de se dire qu'un autre monde nous attend, en fonction de ce que nous avons fait dans cette vie qui n'est qu'une phase de test pour l'autre, le mot mort n'est pas absence de tout mes amis !
Mais présence du vrai qui est crypté dans ce monde parmi les mortels !
 
Jeanne :
 
Jean Jean Jean !
Ne fais surtout pas du mot néant quelque chose de plein quand celui-ci est employé pour désigner quelque chose de vide, je suis en désaccord total avec toi, je pense que si tu penses détenir la vérité suprême de l'univers et sur ce monde, c'est que tu as perdu conscience que tu n'es qu'un homme et non un Dieu justement, le fait de projeter de la vie dans la mort traduit ton manque d'amour et de respect pour ce monde et ton existence actuelle !
 
Jean :
 
Peut-être vais-je trop loin dans mes pensées mais pardonne-moi, tu es en contradiction avec tes dires ma chère, si tu penses que le néant est la vérité absolue et celle que chaque homme doit pouvoir comprendre et répandre dans notre monde, tu n'as toi non plus conscience de n'être qu'humaine et transforme ta pensée en divinité qui n'a pas lieu d'être !
 
Hugo :
 
Vous avez tous les deux raisons, mais je pencherai moi, plus sur la réincarnation d'une part parce que nos cendres peuvent redevenir vie dans le monde des mortels, et d'une autre part, si le végétal est la suite des choses pourquoi pas une autre existence animale ?
Pourquoi vous refusez systématiquement de voir que, ce qui forme notre corps ne peut-il pas s'imprégner dans un autre dans un cycle infini ?
 
Sophie :
 
C'est intéressant Hugo ! Mais tu ne trouves pas que ça en devient un peu trop mortel au sens de la vie ?
Je veux dire par là, que tu fais de la mort une nouvelle naissance, si nous devons suivre ta pensée, personne ne meurt et l'arrêt du corps ne serait qu'un détail pour les consciences, les âmes, les imprégnations des êtres morts dans les êtres vivants sans qu'ils le sachent ?
 
Jeanne :
 
Son idée me plaît bien, mais je dirai que si il y a arrêt du corps, je ne vois pas pourquoi la conscience humaine serait sacrifiée ! Comme dit Schopenhauer et je vous l'ai dit plusieurs fois : 
« Exiger l'immortalité de l'individu, c'est vouloir perpétuer une erreur à l'infini.  » !
 
Hugo :
 
Tout de suite les grandes phrases Jeanne ! Ce n'est pas parce que les philosophes disent qu'ils détiennent plus la vérité que le reste de l'humanité tu ne crois pas ?
Je n'imagine pas une forme représentant l'âme sortir d'un corps et choisir un hôte vivant, j'imagine des atomes dispersés vagabondant dans les airs et transportant avec eux un bout de la conscience du sujet mort.
 
Jean :
 
Eh bien, moi je pense aux mondes au-delà du nôtre et toi à des mondes dans le nôtre presque !
Peut-être existe-il ces dimensions parallèles louées par les âmes déchues mais déchue ne me plait guère puisque synonyme d'état inférieur alors que pour moi, c'est un état supérieur à celui dans lequel nous sommes actuellement, la mort !
 
Alexis :
 
Je vous ai tous bien écoutés, et je vais vous dire ce que j'en pense, premièrement, il me semble important de souligner le fait que chacun de nous a eu une éducation différente, des demandes de pensées différentes, la culture et l'endroit d'où nous venons jouent peut-être un rôle très important pour nos croyances sur l'après-vie.
*boit une gorgée de sa bière*
Néanmoins, si vous voulez faire dans le Schopenhauer, il existe une autre phrase de lui qui est :
« Le néant, n'était-ce pas l'état dans lequel nous étions avant de naître ? »
Si en plus de ça, Jean, tu ajoutes quelque chose dans le néant pour mieux contrer nos arguments sur nos croyances qui ne sont probablement que des croyances, c'est trop facile !
C'est parce que justement nous sommes dotés d'une imagination sans bornes que certains hommes pensent à de la vie dans la mort. 
 
 
Jean :
 
Dans ce cas selon vous il n'y aurait rien et tout ça ne serait qu'affabulation de ma part, je peux vite conclure que c'est d'une certaine facilité venant de vous aussi !
Si des milliards d'âmes, et je dis bien milliards, se mettent en accord pour un au-delà, penses-tu vraiment que le néant à quelque rôle que ça soit dedans ?
 
Jeanne :
 
Nombreux sont ceux qui ne croient pas en un Dieu, et aux mondes après la mort.
Eux aussi atteignent le milliard et la quantité n'est selon moi, pas un argument valable non plus.
 
Hugo, Alexis, et Jean :
 
Bref ! nous ne trouverons jamais de réponse qui pourrait satisfaire chacun de nous, c'est là l'étrangeté des hommes, parce que cette ignorance est applicable à bon nombre de sujets.
Peut-être avons nous tous faux dans nos raisonnements, peut-être avons nous tous vrais et qu'un choix est possible après la vie, selon ce qu'on désire, peut-être le vide absolu ou la vie éternelle !
 
 

Killian
 
Inspiration trouvée dans :
 
Dead Divine - Anterior
Je l'aimais, je l'aime et je l'aimerai - Francis Cabrel
 
 
Tags : Mort, Croyance, au-delà
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#Posté le mardi 14 février 2012 13:18

Modifié le dimanche 22 avril 2012 13:05

Au-delà de l'humain, l'animal métaphysique amoureux du mal

Au-delà de l'humain, l'animal métaphysique amoureux du mal


Au-delà de l'humain, l'animal métaphysique amoureux du mal

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Bonjour Mademoiselle !
- Bonjour Killian !
Puis-je me permettre de vous inviter chez moi ?
- Hum... je n'sais pas... mon mari va s'inquiéter.

Votre mari ! Ne vous inquiétez pas, je m'en suis occupé il y a longtemps, il ne s'inquiétera pas de votre absence Mademoiselle.
Dans ce cas je suis à vous brave homme !
Laissez-moi vous baiser la main et vous dire que votre présence me rassure, soyez en sûre.
- Que dites vous là...
Oubliez, ce soir nous mangerons autour d'une table vieille d'un siècle !
- Un siècle ?!

Oui un siècle, elle a traversée le temps comme votre beauté qui me transcende Mademoiselle, Oh ne rougissez pas, mes pensées sont fraîches et réclament de l'amour.
- Ce n'est rien, mais si mon mari savait cela...
Voilà ! Nous sommes arrivés, ce château est mien mais je ne puis en dire autant de votre coeur, qu'en est-il pour lui ?

- Il est distant mais divisé, vous êtes fou !
Oui cela est vrai Mademoiselle, mais si la folie fait partie de l'amour, laissons nous tenter par elle !
Asseyez-vous je vous prie, nous allons passer à table.
Etes vous sûr que mon mari ne s'inquiétera de rien ?
J'en suis certain !
- Dans ce cas, mangeons.

Comment trouvez-vous la viande Mademoiselle ?
- Je ne la connaissais pas auparavant, qu'est-ce donc ?
C'est un animal que j'ai égorgé pendant la chasse habituelle, il n'a pas pu résister devant un maître d'armes tel que moi sans vouloir paraître prétentieux.
- Quoi qu'il en soit j'aime beaucoup, juteux et chaud comme il faut.
Puis-je vous compter une histoire Mademoiselle ?
- Bien sûr !

J'ai lu, dans un livre, qu'une magnifique femme aimait un noble personnage de culture, aimant beaucoup l'art et la musique, ayant bons goûts, hélas, cette femme compris que l'amour ne devait pas être à sens unique, elle se déshabilla devant le jeune homme et celui-ci caressa son corps de longues minutes sans qu'elle n'eut dit quelques phrases dérangeantes.
Mais le jeune homme avait des yeux plus éclairés que ceux des autres, il percevait l'intérieur des corps comme si ça en eut été l'extérieur, son art était sublimement perfectionné dans la patience et l'envie.
Mais la femme, ne voulait pas résister devant ce jeune homme parce qu'elle voyait plus loin que toutes les autres, elle ne voulait pas de caresses, elle voulait vivre dans l'au-delà tout en restant vivante.
La vie humaine n'était peut-être qu'un détail pour elle !
- Continuez j'aime beaucoup !

Le jeune homme lui fit l'amour, pas pour satisfaire un besoin sexuel Mademoiselle, pour comprendre la bête en lui, elle réclamait de la violence, de la haine et du sang, il était son pire ennemi mais personne ne le savait, ses mains devinrent plus brutales et son coeur s'accéléra dans un mélange d'amour et de haine envahissant, il tenait maintenant la femme par le cou, son visage devint plus rouge et ses yeux regardaient le plafond.

L'orgasme n'était pas un orgasme habituel, c'était, raconte t-on quelque chose de plus puissant que toutes les jouissances connues jusque-là, il lâchait maintenant le cou de la victime pour détendre sa main droite en faisant bouger ses doigts comme on manipule une marionnette, sa main se referma et il cognait maintenant son visage ensanglanté, allant jusqu'à casser les maxillaires.
Mais c'est horrible Killian !
Attendez, je n'ai pas fini.

Soigneusement disposée à côté du lit, une hache, lui fit du charme et il la saisit sans poser plus de questions, il léchait l'outil puis se leva, la femme était attachée par des cordes, regarde-moi disait-il, je t'aime mais tu ne me connais pas, qui es-tu parle-moi dis moi, d'où viens-tu, il était fou, le jeune homme se parlait à lui-même, la bête en lui ricanait, peut-être pensait-il qu'une fois un corps ouvert elle s'en irait du sien, je ne m'en souviens plus très bien à vrai dire, mais je sais que la femme pleurait, l'au-delà qu'elle désirait n'était pas celui qu'elle avait souhaitée voir, les ténèbres marchaient à ses côtés sans jamais s'arrêter comme l'horloge qui ne cesse de rendre le temps bruyant, fatiguant !

Le jeune homme s'arrêta, puis regardait maintenant la femme dans les yeux, leurs yeux luttaient entre deux mondes, les royaumes de l'esprit s'observaient avec émotions confondues, puis la hache s'abattit sur le corps attaché en pleures, les côtes se brisèrent et le sang se répandait, les coups pleuvaient machinalement, les organes de la jeune femme sortaient maintenant de leur cage, il pris un couteau et lui retira les yeux, ces yeux trop dangereux et menteurs, la viscosité dans sa bouche ne le dérangeait pas, ce qu'il voulait, c'est que la bête s'en aille à jamais.

Des odeurs immondes dans la pièce, il glissa sur l'estomac de la victime, cela le faisait rire, mais quelque chose attira son attention, son reflet dans le miroir, dans ses yeux voyait-il toujours quelque chose d'étranger, c'était le diable en personne, ça ne pouvait qu'être lui, ou un de ses fils Mademoiselle
Ses bras se murent sans sa volonté et écrivirent sur le miroir
« L'homme est mauvais parce qu'il ne veut pas gagner mais se plait dans le mal »

Le sang qui servit à écrire ces quelques mots dégoulinait lentement sur le reflet du jeune homme.
Il commença alors à vouloir vouloir, et vouloir défier le mal par le mal, il pris alors une arme et tenta de mettre fin à ses jours, hélas l'arme refusait de fonctionner, il souffrait, la souffrance était immense.
- Killian je vous en supplie, arrêtez l'histoire... c'est horrible...

Mademoiselle, je vous aime, sachez-le que j'aime et vois bien plus loin que d'autres, au-delà de votre corps se cache peut-être l'élixir qu'il me faut.

Avec ou sans votre volonté Mademoiselle, je mettrai fin à cette histoire.
Que faites vous ?!!

Regardez Mademoiselle, regardez mes mains innocentes qui ne réclament que l'infâme, je n'y suis pour rien, laissez vous faire et tout ira bien.

La femme se laissa faire et Killian lui fit des caresses en la baisant dans le cou, ses vêtements sur le sol et son corps tremblait d'extase à l'entrée de l'au-delà.
[...]
 
Killian
 
(inspiration trouvée dans : NTM - That's me people) 
Tags : Mondes, Amour, Haine
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#Posté le mercredi 08 février 2012 17:02

Modifié le vendredi 10 février 2012 19:03

Sèche tes larmes, je vais te détruire.


Sèche tes larmes, je vais te détruire.

[Désolé, j'ai peu d'inspiration ce soir... et je n'y connais rien en poème]

Sèche tes larmes, je vais te détruire. 

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Sèche tes larmes, je ne voulais pas te faire du mal,
Je suis désolée, je n'ai jamais voulu te blesser, je suis venu pour m'excuser,
Regarde-moi dans les yeux, oublie cette mélancolie, pardonne-moi, 
Pardonne mes passions qui hôtent toutes tes joies, 
Je dois partir maintenant, ne fais pas de bêtises et oublie-moi. 
Oublie ma vie, mes amis, mes envies, mes folies, 
Il me dit que je ne dois plus te suivre dans cette vie, 
Mon coeur souffre comme le tien, cette cacophonie de l'amour, 
Fait de moi la chasseuse et de toi la proie, le jour de mon détour, 
Est arrivé, tu ne représentes plus rien à mes yeux, 
Tu es la flamme qui s'est éteinte, ce poème est le plus mélodieux 
Que je puisse déclamer, ne refuse pas mes adieux,
Nous n'aurions pas pu être heureux, 
Seule, la liberté s'empare de mon âme, 
Tu ne m'inspires que l'infâme, 
Je vais te blâmer, te faire souffrir, 
Toutes tes espérances disparaîtront, 
Toutes les échéances s'anéantiront, 
Les hommes ne t'apporteront plus d'élixir,
Je suis devenu le pourfendeur de notre amour, 
Tu es devenu ce qu'il ne fallait pas devenir. 

Killian

(Inspiration trouvée dans la chanson : J'ai mal à la vie - Rohff)
 
  
 
 
 
Tags : Amour, paradoxe, Tristesse
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#Posté le mercredi 25 janvier 2012 12:23

Modifié le mercredi 25 janvier 2012 12:51

Je suis un monstre, je suis un humain

Je suis un monstre, je suis un humain

Je suis un monstre, je suis un humain

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7h30 du matin,

le réveil sonne frénétiquement à côté de moi, la température dans la chambre est basse, j'allume ma lampe, je me lève pour regarder par la fenêtre.

Beaucoup sont déjà réveillés, les mêmes activités chaque jour, des voitures qui circulent, des gens qui vont acheter leur pain, d'autres qui parlent sur les trottoirs, des camions bruyants, des scooters bruyants, des pensées envahissantes dès les premières heures.
Je ne veux pas bouger, je dois bouger. 

Mes yeux sont ouverts, tout est machinal, mon corps sait ce qu'il faut faire chaque jour, mon cerveau suit sans s'en rendre compte, j'esquive mon reflet dans les vitres, ma montre indique qu'il est trop tard pour manger.
Mon sac en main, avec quelques feuilles qui traînent à l'intérieur, je ne sais pas ce que racontent ces feuilles, elles ne sont là que pour être racontées. 
 
Le lycée n'est pas loin de chez moi, je m'y rends à pieds chaque matin, je croise des gens, je souris par réflexe, ce sourire n'est qu'un amas de pensées rejetées contre eux. 
Puis des gens qui m'apprécient viennent à moi, comme des sortes d'aimants, je fais plus preuve de politesse que de sincérité.
 
Arrivé en cours de mathématiques, je reste droit pendant cinq minutes, pour faire croire à cet air de renouveau en moi mais la tentation du sommeil est trop forte, rien ne m'intéresse, le dégoût de tout me ronge et le sommeil profond m'éveille dans un autre monde. 
 
La sonnerie retentit, réveil brutal, tout le monde sort en se précipitant, je me lève avec honte, mais s'habituer à la honte n'est pas difficile, il me suffit d'oublier qui je suis quelques secondes. 

Mes parents pensent que je suis un fainéant incapable écarté des êtres intelligents. 
Mes amis me considèrent un peu comme cet être humain qui se laisse aller à des activités peu intéressantes, pas assez conformiste du bon côté et optimiste dans la vie. 
 
C'est la fin des cours, il est 17h30, je rentre chez moi. 
Demain c'est mon anniversaire, je n'aime pas ce genre d'évènement, je n'arrive pas à comprendre ce qu'il y a d'agréable dans le fait d'avoir vécu 365 jours de plus, ils fêtent leur bonheur, pas l'anniversaire. 
 
Un flot de pensées dégueulassent se font ressentir, j'ai compris depuis des années que ma plus grande souffrance est ma pensée, je dois vivre avec et attendre, trouver des choses positives mais je ne sais pas vraiment comment m'y prendre. 
 
Ils disent que j'ai à manger, et un toit, tout ce qu'ils disent se rapporte aux biens matériels de la vie, si seulement manger suffisait à rendre heureux les gens, je crois que je vis quelque chose de spécial, j'identifie mal ma situation, mais je suis le seul à pouvoir le faire, qu'est-ce qu'il m'arrive ? 
 
Le lendemain matin, tout recommence, les mêmes passants qui m'emmerdent causent pour rien, les imbéciles qui laissent leur camion démarré sur le trottoir inutilement pendant de longues minutes, des vieux cons qui ne servent à rien et qui se traînent avec leur canne, les abrutis qui roulent trop vite sur la route, mon père qui ronfle et qui alimente quelque chose en moi. 
 
Chaque jour, je me laisse un peu plus emporter, je dois me débarrasser de cette chose qui me ronge, sur chaque élément de mon environnement. 
Je dois traverser la chambre de mes parents pour rejoindre la cuisine et le salon, ce n'est pas ma mère qui dort à côté de mon père, sûrement une pute. 
 
Ce n'est pas grave, rien n'est grave, tout va bien, leur logique me dit que s'ils vont bien, je vais bien. 

Après avoir fini de manger, je sors m'aérer tout en regardant le ciel que je ne comprends pas, je ne comprends absolument rien de ce qu'il se passe. 
 
Sur le chemin du lycée, je m'arrête un moment, et pleure. 
Je crois que je suis malheureux, mais je ne sais pas non plus pourquoi. 
Je dois essuyer mes larmes vite, pleurer est une honte maintenant, je reprends mes airs de robot insensible et dis bonjour aux gens. 
 
J'ai préféré prendre un autre chemin, pour changer de la routine, puis j'aperçois au loin un groupe de jeunes qui frappent une fille du lycée, je ralentis légèrement, comme si j'étais la marionnette de quelqu'un, mes yeux deviennent plus fixes, mes mains se ferment sans que je m'en rende compte. 
 
Un des jeunes me voit, je continue d'avancer, la fille tabassée me regarde gisante dans son sang, je sens mon coeur s'accélérer.

Tout le groupe m'encercle, je pose mon sac, je sais ce que je vais faire, mais je ne devrais pas, le problème avec les gens, c'est qu'ils ne savent pas qui vous êtes, ils ne se fient qu'au corps qui se présente devant le leur. 
 
Je sens la respiration d'un mec s'approcher de mon cou, mes yeux se dirigent vers cette fille qui souffre. 

Ma jambe gauche balaie d'un coup sec les jambes du jeune, tout mon corps se meut vers lui, mes mains le rattrapent dans sa chute, je sens la peur envahir son corps, je le pose sur le sol et frappe de toutes mes forces sur son visage, je prends sa tête par les cheveux et la cogne contre le goudron, du sang gicle et ses amis essaient de m'écarter, j'aperçois des bouts de chair qui se détachent de lui, je ne frappe plus qu'un corps sans vie. 
 
Ses amis sont partis, peut-être ont-ils eu peur, je me relève, reprends mon sac, enlève le sang sur mon visage avec ma main droite, puis m'avance vers la fille, elle a peur de moi, je ne comprends pas, je viens de l'aider, pourquoi est-ce qu'elle me regarde comme ça ?
 
J'entends des cris autour de moi, du monde s'approche pour me regarder, je préfère rentrer chez moi, je ne me sens pas bien pour aller en cours.
 
Arrivé à la porte de ma maison, j'entre, la referme, me retourne et regarde ma mère qui se dirige vers moi sans me regarder, elle est au téléphone, sûrement trop concentrée dans sa conversation.
Je monte dans ma chambre, regarde par la fenêtre, les routes sont barrées, c'est calme et j'apprécie. 
 
Je suis fier d'avoir aidé une jeune fille aujourd'hui, j'espère qu'elle s'en remettra. 
 
J'ai envie de goûter un peu plus à cette liberté, je crois que cette chose en moi est partit, je crois que je vais essayer de m'envoler, l'air frais fouette mon visage, je suis maintenant debout sur le rebord de la fenêtre, je m'y sens bien. 
 
Mes pieds se détachent lentement, je ne suis accroché à rien, en extase dans ce vent qui m'emporte vers le sol, les cris de ma mère qui regarde mon corps tomber, je crois qu'elle a des larmes qui coulent sur son visage, son téléphone tombe et se fracasse dans la cuisine, elle reste fixe, elle me ressemble sur l'instant, dans le rôle du spectateur. 
 
 
7h30 du matin,

le réveil sonne frénétiquement à côté de moi, la température dans la chambre est basse, j'allume ma lampe, je me lève pour regarder par la fenêtre.
 

Killian

(inspiration trouvée dans la chanson : R.E.M. - Everybody Hurts)
 
 
 
Tags : Humain, Monstre
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#Posté le samedi 21 janvier 2012 13:03

Modifié le samedi 21 janvier 2012 19:43

Le ciel est gris

Le ciel est gris

Le ciel est gris

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Le ciel est gris, les nuages sont là, le vent souffle et fait bouger les buissons pendant des heures, l'herbe est fraîche, les chiens du voisin aboient et deviennent l'unique vie aux alentours.
Je ne m'oublie pas, mais je suis calme, je ne peut qu'être calme, mon corps souffre depuis quelque temps, mais je m'y suis habitué.
De braves gens m'ont donné deux béquilles pour que je puisse me déplacer avec plus de facilité. 
 
Il pleut, je suis à la fenêtre, comme tous les jours je regarde les oiseaux s'envoler, les feuilles tourbillonner dans les airs, il y a une route en face de ma maison, mais peu pratiquée, la pluie créée des courants dans les fossés, je cherche leur fin.
Je n'ai rien d'autre à faire de toute façon, j'attends que le temps passe en observant avec précision chaque élément du paysage qui s'offre à mes yeux fatigués, mes yeux témoins d'atrocités comme de merveilles. 
 
Un habitant du village passe devant ma maison, il ne sait pas que je l'observe mais il sait que quelqu'un est en train de croupir dans les environs, c'est Charles, un homme que je connais mais qui ne m'aime pas, moi non plus d'ailleurs, hélas pour de simples querelles voilà vingt ans que nous nous ignorons mutuellement.
Au fond, j'aimerais pardonner à tous les gens que j'ai pu blessé dans ma vie, mais j'ai maintenant l'excuse de ma faiblesse, je ne peux faire que quelques mètres au plus, ma voix a presque disparu, le fémur brisé, le dos en compote, les pieds usés par la vie, des mains comportant de nombreuses cicatrices, une allure de squelette. 
 
La femme de ménage doit passer cet après-midi, mais je n'ai pas envie de la voir, je me suis habitué à la solitude, et aux mensonges aussi, j'ai en fait, besoin de voir des gens, mais pas ceux qui ne voient que le corps, que les rides, les vêtements dépassés, et les cheveux gris.
Non, je veux des gens capables de comprendre qu'il y a une âme en dessous de cette prison de chair.
Qu'une âme de quatre-vingt-onze ans consacre encore quelques forces pour ne pas sombrer définitivement. 
 
Je me fais des illusions, en vérité, voilà trois ans que personne n'est venu me rendre visite, je pleure souvent, mais je ne fais aucuns bruits.
Il y a un livreur qui s'arrête tous les deux jours à ma porte, pour y déposer de la nourriture, mais à peine a t-il posé la livraison qu'il se retourne vers son camion. 
J'ai déjà essayé de l'arrêter, pour dire que j'existe, mais le temps que je me déplace, que j'ouvre la porte, il n'y a que le vent pour répondre. 
 
Ma femme est décédée il y a de ça dix-sept ans, elle m'aimait beaucoup, je l'aimerai éternellement, mais je n'avais pas pu me rendre à ses obsèques, non, à vrai dire je mens, je ne souhaitais pas voir celle que j'aime dans une vulgaire boîte recouverte de terre, d'une dalle, et de larmes. 
 
Peu importe maintenant, j'ai fait mon temps comme ils disent si bien, peut-être que j'ai des hallucinations à force d'être seul, je vais attendre encore un peu, j'espère que quelqu'un viendra,
l'espérance ne m'a pas quitté, 
la pluie s'est arrêtée, le vent ne souffle plus, les feuilles tombent une par une sur le sol, un oiseau se pose sur le rebord de ma fenêtre, il me fixe, je sens quelque chose en moi, quelque chose se passe, mes lourdes paupières se ferment lentement, j'entends mon c½ur battre en douceur, il fait froid, je sens que la lutte se termine mais que le temps continu, où que l'on soit. 
 
Killian
 
(inspiration trouvée dans la chanson : VNV Nation - Illusion)
 
Tags : Vieillesse, Temps, Solitude
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#Posté le mardi 17 janvier 2012 13:20

Modifié le lundi 23 janvier 2012 13:34

ღ Je me rappellerai ღ


 ღ Je me rappellerai ღ
 
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J'ai perdu la moitié de mon c½ur, j'ai dû renoncer à mon soleil et aux heures me faisant oublier la ranc½ur.
 
Je la retrouverai, peut-être dans un autre corps, peut-être ailleurs mais je la désirerai avec la même puissance.
 
J'ai voulu lui parler comme personne ne l'avait fait, je n'ai récolté que méfiance et tristesse.
 
Je tuerai n'importe quel ennemi pour voir ne serait-ce qu'une lueur d'amour dans ses yeux, ses caresses étaient peut-être la raison de mon idiotie, elles étaient les plus douces, simplement mon élixir.
 
Voyez comme je pleure son départ, voyer comme j'ai besoin qu'elle soit près de moi, sans elle il m'est impossible de connaître le bonheur auquel je m'étais attaché.
 
Voyez comme je tourne en rond pour comprendre mes erreurs, voyez comme l'amour a pour première apparence agréabilités, sous celles-ci se cache somptueusement tout le désespoir d'une vie que je ne cherche plus à combattre.
 
Je n'ai besoin que d'elle pour sortir de cette noirceur dévastatrice.
 
La chaleur de son corps me rappelle combien le mien peut être froid, mon bonheur s'éloigne vers d'autres personnes, je suis seul comme toutes ces fleurs desséchées que je croise quand je marche la nuit, mes larmes brillantes comme unique lumière.
 
Qu'ai-je donc fait, pour que l'on réclame mon malheur ?
Qu'ai-je donc fait pour me transformer en poison aux yeux de celle que j'admirerai inlassablement ?
 
Un verre d'alcool à la main, je contemple mon visage dans le miroir, je me dis que ces lèvres ont pu se poser sur elle, que ces yeux pouvaient emprunter un chemin à travers les siens, il n'y a pas de larmes inutiles, je continuerai de pleurer le chaos dans lequel je suis, et dans lequel je serai.
 
(inspiration trouvée dans la chanson : Hurt -  Christina Aguilera)
 
Killian
Tags : Souvenirs, Amour, Tristesse
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#Posté le jeudi 04 août 2011 07:36

Modifié le dimanche 15 janvier 2012 11:45

ॐ La Mort est notre Amie ॐ

ॐ La Mort est notre Amie ॐ
 
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La Mort est notre Amie
 
Tout est prêt, nous n'avons plus qu'à partir vers notre destination tant attendue depuis des mois, une forêt, dans laquelle nous avions passé des moments inoubliables, aux arbres gigantesques, aux rivières somptueuses.
 
Je suis la plus âgée du groupe, mon prénom est Caroline, j'ai actuellement 19 ans et suis donc en charge de mes deux merveilleuses copines, Jade et Émilie, qui n'ont que 17 ans.
 
Nous sommes évidemment accompagnées de nos charmants copains sans qui, la sécurité n'existerait pas, ce sentiment de protection que l'on a envers eux, est primordial.
 
La voiture s'arrête le long d'un chemin boueux, après des heures de route nous pouvons enfin dégourdir nos jambes. 
 L'air pur de la campagne, personne aux alentours, nous sommes seuls, libres, joyeux.
Hugo, mon copain tourne la tête, nous fait un sourire puis s'en va en courant dans cette forêt rendant nostalgique Émilie.
 
Kevin et Johan se chargent d'emporter les tentes, ainsi que tous les autres sacs faisant quatre fois le poids d'une fille normalement constituée.
Ils ont toujours ce sentiment de supériorité quand il s'agit de porter quelque chose dont nous sommes incapables de porter nous-mêmes.
Ce qui leur vaudra les moqueries d'Émilie qui elle, cherche à s'affirmer en tant que femme pouvant égaler sur tous points les hommes.
 
La marche durera environ 3 heures, les mouches se posent les unes après les autres sur mon visage, j'essaie de les tuer tant bien que mal mais rien n'y fait, Jade s'approche soudainement de moi, me regarde sans prononcer un seul mot, l'air curieux, très concentrée, elle commence à m'effrayer, puis me frappe au visage et se met à rire inlassablement, je compris plus tard qu'elle prêtait plus attention aux mouches qu'à moi.
 
La nuit tombe, le vent souffle, nos pas sont déstabilisants, presque paralysants, mon c½ur s'accélère, je suis la dernière de la file, je traine et essaie d'apercevoir mon petit ami, j'ai besoin d'entendre sa voix, de sentir son odeur, de ses caresses, sans lui mon âme n'est qu'une forme errante sans espoirs.
 
Ils ralentissent tous devant moi, Johan d'un air fier et légèrement fatigué du trajet, dit haut et fort,
« Nous sommes perdus. »
Mais je ne comprends pas pourquoi, il ne regarde que moi après avoir prononcé ces quelques mots, en fait, ils me regardent tous, comme si ils attendaient une simple réaction de ma part, j'étais simplement frustrée de la situation, puis ils se mirent à rire en c½ur, si fort que certains oiseaux s'envolèrent à une vitesse incroyable.
 
Je me mis à rire, bien qu'un peu perplexe sur leur humour plutôt puéril, Kevin me dit que nous étions juste arrivés à destination, que c'était une blague.
 
Jade prépare un feu de camp accompagnée de Kevin, pour ma part, j'installe les tentes avec Hugo, dont je suis heureuse de retrouver après des heures interminables de marche, pas très habile avec les sardines, ni avec le marteau d'ailleurs, Johan pris le relais.
 
Quelques mètres plus loin du campement, je suis immobile, je respire franchement et admire la lune, mes yeux se perdent dans l'immensité du cosmos, j'ai besoin de m'envoler.
 
Mes amis me font signe de venir près du feu, je m'y installe et écoute les yeux fermés la chanson something in the way  interprétée par Kevin, sa voix n'est bien sûre pas identique, mais suffisante pour faire couler quelques larmes de mes yeux et me remémorer les moments tristes du passé.
 
Le lendemain matin, aux environs de 8 heures, le café est prêt, nous avons tout prévu pour être agréablement installés, les bruissements de la rivière juste à côté de nous sont si agréables à entendre, mais quelque chose arrête tout le monde, plus personne ne parle, la peur prend possession de nos corps, un homme nous fixe avec insistance, il ne transmet aucunes émotions, il est vide.
 
Les feuilles s'écrasent sous ses grandes botes sales, son fusil de chasse dans sa main droite, une blouse vert foncé très abimée.
Hugo lui demande qui il est, ce qu'il nous veut, l'homme ne parle pas, il s'en va sans se retourner.
Kevin et Hugo essayent de le rattraper, le temps s'arrête quelques instants, tout me paraît au ralenti, mes yeux fixés vers celui que j'aime, son corps tombe et je sais déjà, qu'il ne vit plus.
 
Je cours en direction d'Hugo, la peur se transforme en désespérance, puis en courage.
Kevin recule et lève les bras, effrayé.
 
Étendu est son corps et seule je suis, mais une lueur d'espoir traverse mes yeux, il respire encore, le chasseur continu sa route, toujours insensible, Kevin se précipite sur le corps d'Hugo et m'aide à le transporter vers le campement, je déchire sa chemise, la balle a traversée un poumon, nous devons partir, et vite.
 
Émilie et Jade sont en état de choque, elles pleurent, comme nous tous.
Johan se lève et court en direction de la voiture qui est à 3 heures de marche du campement, sa silhouette disparaît à l'horizon. 
 
Je me lève, les larmes aux yeux, me retourne, cherche une solution d'apaisement aux douleurs de celui que j'aime, mes yeux s'ouvrent comme jamais, je remarque une arme dans la tente de Johan et Kevin, exactement la même que celui du chasseur.
 
Je ne dis rien, les pensées se bousculent, je n'arrive plus à bouger, je regarde les filles dans les yeux, elle comprennent que je vis la plus grande peur de ma vie, et regardent elles aussi en direction de la tente.
 
Nous faisons semblant de n'avoir rien vu, je me baisse doucement, et embrasse Hugo sur le front, comme un dernier adieu, comme si quelque chose de terrible allait nous séparer à jamais.
 
Je suis debout, fais en sorte qu'on m'entende pleurer sincèrement, me place derrière Kevin qui en fait, fait mine de s'en faire pour Hugo, Jade me donne silencieusement une pierre dans la main, je sens la chaleur de son corps, elle est effrayée.
 
Je le frappe sur le crâne, aussitôt, il s'allonge douloureusement mais parle :
« Mais t'es folle, pourquoi tu as fait ça ? »
«  Ordure ! » lui dis-je, ses lèvres forment un sourire, puis il s'évanouit.

Nous n'osons pas approcher de lui, ce dernier sourire fit trembler notre corps entier, mais avec une force spirituelle incroyable, je trouve le courage de l'attacher solidement contre un arbre.
 
Hugo respire toujours, mais n'est plus conscient.
 
Le soleil s'en va. 
 
Deux jours plus tard, Johan n'était pas revenu, nous décidons de partir aussi en direction de la voiture, la marche est terrifiante, chaque bruit de feuilles, de craquements, était analysé avec soin.
 
Jade et moi-même portons Hugo, toujours inconscient.
 
Arriver à la voiture, Émilie, qui marche devant moi depuis le début, s'effondre, les yeux de Johan nous fixent.

Il ne bouge pas, il est sans vis.
Dans la voiture, son corps placé de sorte que nos regards se croisent obligatoirement, du sang sur les vitres. 
 
L'une d'entre nous trouve le courage de briser une vitre pour y prendre un portable et se dépêcher d'appeler la police ainsi que les secours.
Jade avance le bras mais ne lâche pas de vue le corps de Johan, sans clignements d'yeux, comme si elle s'attendait qu'il lui saute dessus et la tue.
 
Le portable en main, elle se dépêche de composer les numéros, une heure après, les seuls policiers du coin, munis de trousses de secours, sortent rapidement de leur voiture et se précipitent sur Hugo, tout est étrange, rien ne correspond à la situation.
 
Des larmes chaudes coulent sur mon visage, je regarde mon ami Johan mort, il était si doux, si gentil, et si innocent, les policiers nous font signe de monter dans leur voiture, nous sommes soulagées de quitter les lieux, ils roulent si doucement que ça en devient vite soupçonneux.
 
Les portes de la voiture se ferment soudainement à clef, le policier assis sur le siège avant droit, se retourne et tire une balle dans la tête d'Émilie, une fois de plus, la scène est au ralenti, je regarde le désir de tuer dans le reflet de ses yeux, puis regarde la balle traverser la tête de ma meilleure amie, son sang s'étale sur mon visage.
 
Le conducteur tend le bras vers la porte arrière, l'ouvre, puis dit d'un ton sec « Saute ».
Le policier assis à droite, tend maintenant l'arme sur Jade, elle m'embrasse, puis s'exécute, je vois son corps disparaître, la douleur est immense, je désir la mort.
 
Un des deux policiers, se met à parler « Aller Hugo, arrête de faire semblant, c'est bon maintenant. »
 
Je tourne la tête doucement, vers Hugo, ses yeux ouverts, il sourit douloureusement, prend sa respiration, puis me regarde.
 
Je ne peux plus bouger, quoi que je fasse, je vais sûrement y laisser la vie, en total état de choc, Hugo prononce quelques mots :
« Alors, dois-je buter cette petite pute ? »
« T'aurais pu y aller plus doucement quand tu m'as tiré dessus Jack. »
 
Je reconnais vite le chasseur de la forêt, je suis terrifiée.
 
« Tu as assez profité d'elle, tu peux t'en débarrasser, nous irons chercher Kevin plus tard. »
 
« Caroline, la seule chose que j'ai aimé en toi, c'est ta naïveté.»
 
Le soulagement de ne plus être se fait ressentir, je vais pouvoir m'envoler, dans l'immensité du cosmos, que j'ai tant désirée.
 
(Inspiration trouvée dans la chanson : Hurt - Christina Aguilera)
 
 Killian
Tags : Amitié, Amour, Mort
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#Posté le mardi 02 août 2011 20:18

Modifié le dimanche 15 janvier 2012 12:27

Ma petite soeur, Ma famille.

Ma petite soeur, Ma famille.
 
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Ma petite soeur, Ma famille.
 

Tranquillement assis à une table, mes deux soeurs, mon père ma mère et moi-même savourions le plat préparé par la Dame de service.
 
Après quelques minutes d'un silence terriblement gênant, Jane, âgée de seulement treize ans et l'ainée de la famille quitta la table sans dire un mot.
Elle le fit sous l'indifférence la plus effroyable qui puisse exister, venant de sa famille.
 
Ses longs cheveux aux mouvements répétitifs brillaient.
Elle avait l'air pressé, la porte se referma dans un claquement violent et des cadres aux prix pharaoniques tombèrent et se brisèrent.
 
Personne ne parlait, personne ne se regardait, il n'y avait que moi pour lever la tête, nous avions pourtant tout pour être heureux. Tout sauf peut-être le plus important : l'amour.
 
Ma serviette pliée sur la table, je me levai et osai prendre la parole comme si un courage incroyablement rare venait de prendre possession de mon corps et mon esprit.
 
« Vous n'êtes que de fausses personnes, un mauvais père et une mauvaise mère, il est clair que votre nourriture est excellente, mais je ne puis en dire autant de votre personne, je vous déteste ! »
 
J'osai penser que quelqu'un réagirait, laisserait apparaître un semblant de colère dans ses yeux, un semblant de tristesse. Mais leur visage restait toujours aussi glaciale, aucune expression.
Je partis.
 
C'est en passant la porte que ma soeur ainée avait claquée quelques minutes plus tôt que mon c½ur s'accéléra soudainement.
 
Quelqu'un me prit par le bras, et me tira de toutes ses forces dans une autre pièce.
C'était la bonne de service.
Que me voulait-elle ?
 
Se plaindre de son salaire encore ?
Ma soeur était en larme derrière elle, assise sur un canapé incroyablement propre.
Pourquoi pleurait-t-elle ?
 
J'assistai à quelque chose d'étonnant, elle pleurait, je ne l'avais jamais vue pleurer.
La bonne se mit à parler et m'expliqua qu'il allait falloir que je me taise.
 
Mon père, un homme âgé de 67 ans, a tué une de mes petites soeurs, avec un fusil.
Mes yeux s'ouvrirent comme jamais.
 
La peur et la colère m'envahirent pour ne former qu'une haine grandissante.
Est-ce la faute de ma grande soeur ? Pourquoi pleures-tu Jane ?
 
Beaucoup de sanglots avant qu'elle ne réussisse enfin à me dire quelques phrases explicatives.
 
Ma respiration m'empêchait d'avoir les idées claires, je ne voulais pas comprendre tout ceci.
Elle avait participé au meurtre de notre petite soeur ?
 
Mes pensées étaient uniquement concentrées sur le cadavre de ma petite soeur, la seule qui me parlait, la seule qui me comprenait, je l'imaginais sans vie, les yeux fermés.
Pourquoi l'avoir tuée ?!
 
Je m'effondrai devant la bonne, la tête baissée, Jane m'avoua qu'elle n'avait pas le physique adapté à la famille, qu'on ne pouvait la garder plus longtemps.
 
Cela détruirait notre réputation envers toutes les autres familles royales.
 
Je me relevai, trempé par mes larmes, la regardai dans les yeux, la pris par le cou, la cognai contre le mur, je la serrai comme jamais, toute ma haine représentée sous cette force incontrôlable, elle me supplia, je la regardai souffrir.
 
C'est tout ce qu'elle méritait.
 
La bonne me frappa dans le dos avec une chaise, je ne ressentais plus la douleur, mais je lâchai ma s½ur ainée et partis.
 
Les couloirs étaient sombres, le décor m'agaçait.
J'étais le rebelle de la famille, je m'opposai à leur façon de vivre.
 
De voir le monde, les hommes, des visages morts me regardant, tous ces cadres ridicules interminables, j'étais encore trop faible physiquement pour affronter mon père, j'avançai toujours plus loin, en larmes.
 
J'entendis une porte s'ouvrir derrière moi, je reconnus le bruit de pas.
 
La peur m'immobilisait presque, il marchait trop calmement pour ne pas m'en inquiéter, je commençai à courir, ouvrit portes après portes.
 
Soudain, je m'arrêtai et admirai le corps suspendu à l'envers de ma petite soeur, son sang coulant dans une bassine. Je m'approchai d'elle, bien que les pas de mon père se rapprochent.
Je touchai son visage abimé.
 
Il est maintenant derrière moi, mais je ne bouge plus, devant le corps de ma s½ur.
Quelque chose m'assomme, mon environnement est blanc.
Un rêve.
 
Je marche infiniment dans le néant de mon inconscient.
Tout bascule. Je me réveille, enlacé à un poteau, il se tient devant moi.
 
J'ai peur.
Je lui demande pourquoi.
Il ne parle pas, très peu de lumière dans la pièce, une seule fenêtre, je reconnais la cave.
Je ne vois pas son visage, une capuche le cache.
 
Il sort une pince et m'arrache l'annulaire de la main gauche.
Je crie si fort que ma gorge me brûle, je souffre le martyre, mais lui crache tout de même dessus, et l'insulte d'ordure.



Torturé par un monstre, je suis jeune, mais il ne ressent aucune pitié.
Je n'ai que dix-ans.
 
J'entends quelqu'un courir, la porte s'ouvre brusquement et ma mère apparaît.
Elle n'hésite pas à tirer sur mon père, en pleine tête.
 
Son sang recouvre mon visage, ma mère me détache et me prend dans ses bras.
Je m'effondre.
 
N'ayant plus la force de tenir debout, elle me dit qu'elle s'excuse, qu'elle ne pouvait rien faire, qu'il la violentait.
 
J'ai très mal, je suis fatigué.
Mais je pense encore à ma petite soeur. Je m'en vais la rejoindre.
 
Ma mère pleure toutes les larmes de son corps, toute cette tristesse cachée depuis tant d'années.
Elle se rend compte qu'elle m'a tué.
 
La balle a traversé la tête de celui qu'elle n'aimait pas, et a touché le ventre d'une simple proie.

(Inspiration trouvée dans la chanson : La Valse d'Amelie)
 
Killian
 
Tags : Peur, Amour, Souffrances
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#Posté le samedi 09 juillet 2011 14:12

Modifié le dimanche 26 février 2012 14:18

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